Projet socio-artistique 2026 : Un revolver et des pommes de terre
12/01/2026 - 30/06/2026
Un projet socio-artistique de l’Atelier Côté Cour sur la thématique de la Résistance par la presse clandestine durant la guerre 40-45
Dans les ateliers d'arts plastiques et d'écriture, nous avons créé une petite rédaction, qui rassemblent auteurs et autrices et illustrateurs et illustratrices. Nous avons discuté et débattu, découvert les réseaux et journaux de l’époque. Nous avons rédigé, illustré, assemblé, publié notre journal: “Un revolver et des pommes de terre”.
“Un revolver et des pommes de terre” à l’atelier d’arts plastiques
À partir d’images d’époque — images d’archives, caricatures, affiches de propagande, journaux — mais aussi de visuels plus contemporains (jeux vidéo, magazines), nous avons exploré une grande diversité de formes et de techniques : aquarelle, acrylique, dessin, collage, bande dessinée, intégration de textes, cut-up. Une véritable explosion de création.
Nous avons également expérimenté différentes techniques d’impression : scanner, pochoirs, impressions à partir de pommes de terre. Nous sommes devenus spécialistes des patates et de la résistance: nous avons acquis des connaissances sur les réseaux de résistance et les journaux clandestins. Des personnages-pommes de terre sont apparus, entre humour et détournement.
En lien avec l’atelier d’écriture, chacun·e a créé un personnage et un alias, un·e résistant·e de la presse clandestine, inspiré·e de figures réelles. Nous avons travaillé autour des codes, des mots secrets, de ce que l’on ne peut pas dire directement. Entre fiction et réalité, les images ont dialogué avec les textes.
Nous nous sommes aussi inspiré·es d’artistes ayant travaillé avec des identités multiples ou des alias, comme Claude Cahun ou Cindy Sherman.
Chaque participant·e a apporté sa technique, son regard, son expérience. Des créations individuelles et collectives ont émergé, notamment sous forme d’affiches.
Ce travail s’est nourri d’histoires locales, de souvenirs familiaux, mais aussi d’échos avec le monde d’aujourd’hui. Revisiter cette période de l’histoire, c’est se rappeler pour ne pas reproduire les mêmes erreurs.
“Un revolver et des pommes de terre” à l’atelier d’écriture
Nous avons débuté l’atelier d’écriture par la rédaction de récits autour de personnages imaginaires et de leur rapport à la Résistance. Nous leur avons inventé une famille, une vie, des ami·es, une profession… Au fil des ateliers, chacun·e a apprivoisé son personnage, jusqu’à parfois le connaître mieux que soi.
Nous avons aussi évoqué des résistantes d’Etterbeek pour nous inspirer de leur parcours : Marie Brisbois, Catherine Claeys, Jeanne Demaret, Eugénie Demoor, Simone Grégoire, Sidonie Huart, Jeanne Koch, Maria Koks.
La lecture de journaux de la Résistance (Le Drapeau rouge, L’Insoumis, La Libre Belgique, La Voix des Belges) a marqué un tournant. Elle nous a donné l’idée de créer notre propre journal clandestin : Un revolver et des pommes de terre. À chacun·e son article, signé d’un pseudonyme derrière lequel se cache notre personnage.
Nous nous sommes fait·es chroniqueur·euses, reporters, éditorialistes, poètes — et nous nous sommes pris au jeu avec enthousiasme.
Le projet a été nourri par une écriture à la fois personnelle et collective, par des moments de partage et d’écoute, mais aussi par des expériences marquantes, comme la visite du fort de Breendonk, qui a profondément traversé le groupe et rendu sensibles et concrets les risques encourus par les résistant·es.
Enfin, nous avons produit le journal à toutes les étapes, jusqu’à la mise en page “à la main”, avec les moyens du bord : écriture, collage, assemblage.